la médecine vasculaire
Prévention cardio-vasculaire, échodoppler et pathologies artérielles, veineuses, lymphatiques et micro-circulatoires : la seconde expertise médicale du cabinet.
Qu'est-ce que la médecine vasculaire ?
La médecine vasculaire est la spécialité médicale qui prend en charge les maladies des artères, des veines et des vaisseaux lymphatiques. Au-delà du traitement de ces pathologies, le médecin vasculaire est au cœur de la prévention cardio-vasculaire. Rappelons que la première cause de mortalité en France chez la femme est la maladie cardio-vasculaire.
L'échodoppler vasculaire
L'échodoppler vasculaire se pratique à l'aide d'un échographe. C'est un acte d'imagerie médicale réalisé avec une sonde émettrice d'ultrasons, qui couple deux techniques : l'effet Doppler, qui mesure le déplacement du sang à l'intérieur des vaisseaux, et l'échographie, qui permet de visualiser les artères et les veines et d'en étudier la morphologie et la paroi. En pratique, l'examen dure 15 à 30 minutes. Il est non invasif et complètement indolore ; seule une sensation de froid est ressentie, liée à l'application sur la peau d'un gel à base d'eau et d'électrolytes, qui permet une bonne transmission des ultrasons depuis la sonde vers les vaisseaux explorés.
À l'issue de l'examen, le Docteur Le Gal vous explique les résultats et réalise un courrier détaillé, avec une conduite à tenir qui vous est remis et envoyé à vos correspondants.
L'échodoppler artériel
Il analyse l'état des vaisseaux et de leur paroi. Il mesure les flux sanguins dans chaque portion d'artère afin de les comparer aux normes, et recherche des plaques d'athérome, des calcifications, des sténoses ou des anévrismes, afin de mieux vous traiter et de prévenir les maladies cardio-vasculaires : infarctus du myocarde, accident vasculaire cérébral, artériopathie oblitérante des membres inférieurs.
Les troncs supra-aortiques
L'échodoppler des troncs supra-aortiques permet l'examen des artères carotides qui vascularisent la face et le cerveau. Il permet le bilan de la maladie athéromateuse : bilan de prévention cardio-vasculaire, bilan vasculaire du diabète, bilan étiologique des accidents vasculaires cérébraux (AVC), bilan de vertiges ou de troubles visuels.
Les membres supérieurs
L'échographie Doppler des artères des membres supérieurs permet, entre autres, la recherche d'un syndrome du défilé thoraco-brachial d'origine vasculaire, dans le cadre de douleurs d'un ou des deux bras dans certaines positions, et participe au bilan d'un syndrome de Raynaud.
Les membres inférieurs
L'échodoppler des artères des membres inférieurs explore les artères en cas de douleurs des membres inférieurs ou dans le cadre d'un bilan de prévention cardiovasculaire.
Le réseau veineux superficiel
L'échodoppler veineux superficiel des membres inférieurs permet d'explorer le réseau veineux superficiel, à la recherche d'une insuffisance veineuse superficielle, d'un lymphœdème ou d'un lipœdème.
Les facteurs de risque cardio-vasculaire
Un facteur de risque cardio-vasculaire est un élément qui augmente la probabilité de développer une maladie des artères au cours de la vie. Certains facteurs ne peuvent pas être modifiés, comme l'âge ou les antécédents familiaux. D'autres, en revanche, peuvent heureusement être corrigés ou contrôlés : le tabagisme, l'hypertension artérielle, le diabète, un excès de cholestérol, une alimentation déséquilibrée, la sédentarité, le surpoids. On peut citer aujourd'hui aussi la Lp(a).
Prévenir aujourd'hui, c'est protéger demain.
L'hypertension artérielle
La tension artérielle est le reflet de la pression du sang dans les artères. Pour faire circuler le sang, le cœur agit comme une pompe et provoque, à chaque battement, une augmentation de la pression artérielle dans les vaisseaux. Les deux chiffres du tensiomètre correspondent à la systole (la contraction du cœur qui pousse le sang dans les artères) et à la diastole (le minimum entre deux contractions, quand la pression est la plus faible).
La tension artérielle varie selon l'activité physique et les contraintes psychologiques : elle est normalement la plus basse pendant le sommeil et augmente lors d'une activité physique ou d'un stress. Par convention, c'est la tension mesurée au repos qui permet de définir l'hypertension artérielle. De nombreux facteurs la font augmenter tout au long de la vie : vieillissement, prise de poids, mauvaises habitudes alimentaires, consommation excessive de sel et d'alcool, sédentarité.
La plupart du temps silencieuse, l'hypertension artérielle chronique peut provoquer des maladies neurologiques, rénales ou vasculaires. Elle représente la première cause de décès et de handicaps sévères dans le monde. En France, 12 millions d'adultes sont traités contre l'hypertension artérielle et 5 millions ignorent qu'ils sont hypertendus.
Comment réaliser un dépistage ? Selon les recommandations 2025 de la Fondation Hypertension et du Comité français de lutte contre l'hypertension (expertise du Pr Xavier Girerd, cardiologue) : réaliser 3 mesures de suite le matin au petit-déjeuner, puis 3 mesures de suite le soir avant le coucher, au repos, sans fumer ni parler, en attendant 1 minute entre chaque mesure, sans changer de bras ; réaliser 2 mesures assis, sans croiser les jambes, puis la 3e mesure debout. Reportez les chiffres sur un papier, calculez la moyenne du premier chiffre puis du second, et apportez vos résultats à votre médecin traitant.
La dyslipidémie (l'excès de cholestérol)
Lorsque le LDL est trop élevé, il peut progressivement se déposer sur la paroi des artères et contribuer à la formation de plaques d'athérome, pouvant conduire à des maladies cardio-vasculaires : maladie coronarienne, accident vasculaire cérébral, artériopathie des membres inférieurs.
Tout le monde n'a pas le même objectif de LDL cholestérol : celui-ci dépend du niveau de risque cardio-vasculaire individuel (risque faible, modéré, élevé ou très élevé), étudié selon de nombreux critères. Une fois ce risque défini, un objectif de LDL est fixé et une conduite à tenir est mise en place (renforcement des règles hygiéno-diététiques, traitement médical).
Mettre en place une stratégie pour diminuer l'excès de cholestérol ne consiste pas seulement à abaisser un chiffre sur un bilan biologique : c'est avant tout réduire son risque de développer un jour une maladie cardiovasculaire et préserver sa santé à long terme.
La Lp(a)
La lipoprotéine(a) est une particule proche du mauvais cholestérol. Contrairement au cholestérol classique, son taux est déterminé par nos gènes et reste relativement stable toute la vie.
Un taux élevé de Lp(a) favorise le dépôt de cholestérol dans les artères et augmente le risque de maladies cardio-vasculaires. Les mesures classiques (activité physique, perte de poids, alimentation équilibrée) ont peu d'impact sur ce taux : c'est pourquoi il est recommandé de le doser une fois dans sa vie, notamment en cas d'antécédents familiaux de maladie cardio-vasculaire, de maladie cardio-vasculaire précoce ou de LDL très élevé.
Le diabète
Le diabète est une maladie chronique qui se caractérise par un excès de sucre dans le sang. Il survient quand l'organisme ne produit plus assez d'insuline ou lorsque celle-ci agit moins efficacement.
C'est une maladie chronique nécessitant une surveillance de nombreux organes par plusieurs médecins (médecin traitant et spécialistes). Bien équilibrer son diabète, c'est protéger son cœur, ses yeux, ses reins, ses artères et sa santé pour les années à venir. Aucun diabète ne doit être négligé.
Le tabac
Le tabagisme chronique est un puissant facteur de risque cardio-vasculaire : il intervient à toutes les étapes de la maladie vasculaire, en favorisant son apparition, son accélération, et en augmentant le risque de récidive après un premier événement. Il multiplie par 2 à 4 le risque d'infarctus ou d'AVC selon l'intensité du tabagisme. L'artériopathie oblitérante des membres inférieurs est la maladie la plus fortement liée au tabac, qui est aussi lié à de nombreux cancers.
Sur le plan cutané, il est responsable d'un vieillissement prématuré.
Le cannabis
Le cannabis fumé augmente le risque cardio-vasculaire de façon indéniable. Une étude publiée en 2024 dans le journal de l'American Heart Association a montré une relation dose-effet : plus la consommation était fréquente, plus le risque d'infarctus et d'AVC augmentait, avec un risque 25 % plus élevé d'infarctus et 42 % plus élevé d'AVC chez les consommateurs quotidiens par rapport aux non-consommateurs.
L'hérédité
Les antécédents familiaux sont un élément important dans l'évaluation du risque cardio-vasculaire. L'hérédité cardio-vasculaire est définie par la survenue d'une maladie cardio-vasculaire prématurée chez un parent du premier degré : avant 55 ans chez un frère ou un père, avant 65 ans chez une mère ou une sœur.
L'hérédité est un facteur que l'on ne peut pas modifier, mais on peut agir sur les autres facteurs.
Le surpoids androïde
Le surpoids et l'obésité correspondent à un excès de masse grasse susceptible d'altérer la santé. L'indice de masse corporelle (poids en kg divisé par la taille en mètres au carré) permet de définir différents stades : le surpoids correspond à un IMC entre 25 et 29,9 kg/m², l'obésité à un IMC supérieur à 30, et l'obésité sévère ou morbide à un IMC supérieur à 40 kg/m².
Un surpoids ou une obésité abdominale sont à risque cardio-vasculaire, contrairement au surpoids gynoïde (souvent appelé « culotte de cheval »). Ils ont un impact fortement négatif sur la santé, en augmentant le risque de maladies cardio-vasculaires, de maladies métaboliques, de cancers et de maladies veineuses.
Le surpoids et l'obésité ne sont pas uniquement des questions d'esthétique : ce sont des facteurs de risque cardio-vasculaire. Une perte de poids même modeste, associée à une alimentation équilibrée et à une activité physique régulière, permet de diminuer considérablement le risque de maladies du cœur et des vaisseaux et d'améliorer la santé à long terme. Il existe désormais des traitements médicamenteux efficaces contre l'obésité, permettant une perte de poids significative associée à une diminution du risque cardio-vasculaire.
La sédentarité
La sédentarité est définie par le temps passé en position assise, allongée ou semi-assise pendant les périodes d'éveil, avec une très faible dépense énergétique. Ainsi, une personne peut pratiquer une activité physique 30 minutes par jour et rester sédentaire si elle demeure assise le reste de la journée.
La sédentarité est associée à une augmentation du risque cardio-vasculaire, de la mortalité toutes causes, du risque de diabète, d'hypertension artérielle et de dyslipidémie. Les sociétés savantes recommandent de limiter le temps passé assis, d'interrompre les périodes prolongées de sédentarité idéalement toutes les 30 à 60 minutes (en se levant, en marchant ou en effectuant quelques mouvements pendant 2 à 5 minutes), et de pratiquer au moins 150 à 300 minutes d'activité physique modérée par semaine, ou 75 à 150 minutes d'activité intense, ou une combinaison des deux.
Pathologies artérielles
L'accident vasculaire cérébral (AVC)
Un accident vasculaire cérébral survient lorsqu'une partie du cerveau n'est plus irriguée par le sang. Cette souffrance se traduit souvent par des troubles moteurs ou sensitifs : faiblesse ou paralysie d'un côté du visage, d'un bras ou d'une jambe, difficultés d'élocution, troubles visuels, troubles de la coordination.
Chaque minute compte : plus le traitement est administré rapidement, plus le risque de séquelles diminue. Un AVC est une urgence médicale.
L'infarctus du myocarde (syndrome coronarien aigu)
C'est également une urgence médicale : une ou plusieurs artères du cœur se bouchent brutalement, entraînant une souffrance du muscle cardiaque privé d'oxygène.
Les signes d'alerte sont fréquemment une douleur ou une oppression au niveau de la poitrine, un essoufflement, des nausées ou des vomissements, plus rarement une sensation de malaise. Chez les femmes, les personnes diabétiques ou âgées, les symptômes peuvent être atypiques : fatigue intense, douleurs sourdes, douleurs abdominales. Plus le traitement est administré tôt, plus les chances de récupération augmentent.
L'anévrisme de l'aorte abdominale
Il s'agit d'une dilatation anormale de l'aorte abdominale, la plus grosse artère de l'organisme, qui transporte le sang du cœur vers les membres inférieurs. On parle d'anévrisme quand l'aorte atteint un calibre de 30 mm ou plus, ou lorsque son diamètre est supérieur de 50 % au calibre normal. Avec le temps, la paroi de l'aorte s'affaiblit et se fragilise sous l'effet de la pression, aggravant la dilatation.
Les principaux facteurs favorisants sont le tabagisme (le plus important), l'hypertension artérielle, l'âge et les antécédents familiaux d'anévrisme. Une simple échographie peut diagnostiquer cette anomalie : un dépistage chez les personnes à risque, une surveillance régulière et un arrêt du tabac permettent de prévenir le risque de rupture.
L'artériopathie oblitérante des membres inférieurs (AOMI)
L'AOMI est caractérisée par un rétrécissement du calibre des artères à destination des membres inférieurs, qui entraîne une diminution de l'oxygénation des muscles des jambes. Au début, la maladie peut être complètement silencieuse. Le symptôme le plus fréquent est la claudication intermittente : des crampes qui surviennent à la marche, obligeant parfois à s'arrêter. Le diagnostic se fait par écho-doppler vasculaire, parfois complété par un angioscanner.
Il est important de consulter, car les personnes présentant une artériopathie des membres inférieurs présentent souvent aussi une atteinte des artères du cœur. Il est nécessaire de mettre en place rapidement un traitement médical, de corriger les facteurs de risque cardio-vasculaire et d'instaurer un programme de marche quotidien : l'important n'est pas de marcher vite, mais suffisamment longtemps chaque jour. C'est le traitement le plus important de l'artériopathie ; à défaut de marche quotidienne, la maladie s'accélère très rapidement. Le Docteur Le Gal recommande de marcher au moins 7 000 pas par jour, quelle que soit la vitesse, et si possible sur un tapis roulant, qui permet de régler la vitesse et de faciliter l'effort.
Le lymphœdème
Le lymphœdème
Le système lymphatique, c'est quoi ? C'est un réseau de vaisseaux et de ganglions qui circule en parallèle des vaisseaux sanguins. Il joue un rôle essentiel dans le maintien de l'équilibre des tissus et dans les défenses immunitaires, en transportant un liquide clair appelé lymphe, contenant de l'eau, des protéines et des cellules du système immunitaire.
Le lymphœdème, c'est quoi ? C'est une maladie chronique liée à une anomalie de fonctionnement du système lymphatique, qui draine normalement les liquides, les protéines et certaines cellules de défense. Lorsque ce drainage est insuffisant, la lymphe s'accumule dans les tissus sous la peau, entraînant un gonflement durable d'un bras, d'une jambe ou d'une autre partie du corps. Avec le temps, le gonflement devient plus important et la peau peut s'épaissir ; le risque d'infections cutanées augmente et le lymphœdème altère la qualité de vie.
Le traitement du lymphœdème consiste à contenir le membre gonflé par des dispositifs de compression (bandes, collants, chaussettes, manchons ou vêtements de compression). Le drainage lymphatique manuel et la pressothérapie sont des méthodes qui améliorent également le lymphœdème. L'activité physique est bénéfique, car elle favorise la circulation lymphatique. Prendre soin de la peau concernée est indispensable : il faut l'hydrater lors du retrait de la compression et traiter immédiatement les petites plaies pour éviter les infections cutanées. Le contrôle du poids est aussi un élément important.
Une prise en charge est indispensable.
La pressothérapie
La pressothérapie est une pratique de médecine esthétique qui a pour objectif d'améliorer la circulation lymphatique, d'augmenter les fonctions d'élimination et de lutter contre l'accumulation des toxines. Elle contribue aussi à faire disparaître le gonflement et la sensation de gêne. Le drainage est réalisé par pression sur la ou les zones à traiter.
Ses indications sont nombreuses : jambes lourdes, gonflées ou douloureuses ; élimination des toxines et des rétentions d'eau ; cellulite aqueuse ; effet anti-stress, relaxant et apaisant ; tonification de la peau ; prévention des varices ; amélioration du système musculaire et circulatoire ; récupération sportive.
Après avoir enfilé une paire de bottes de pressothérapie, vous vous allongez sur le dos. L'appareil réalise un drainage mécanique et pneumatique : les alvéoles des bottes se remplissent d'air à un rythme varié et exercent des pressions multiples et douces sur la zone traitée, stimulant la circulation et facilitant l'élimination des toxines. Une séance dure 30 minutes.
Dès la première séance, la pressothérapie procure une sensation de confort, tant au niveau de la circulation que du bien-être physique : le retour sanguin est amélioré et la sensation de « jambes lourdes » s'atténue, voire disparaît. Plus la fréquence des séances est élevée, plus les effets sur la santé et la silhouette sont probants : une à deux séances par semaine sont recommandées, en complément d'une activité de marche régulière qui améliore la pompe veino-lymphatique et potentialise les effets du traitement. Après la séance, aucune disposition particulière n'est à prendre : le traitement n'est pas douloureux et ne requiert pas d'éviction sociale.
La régularité des séances de pressothérapie conditionne les résultats.
L'insuffisance veineuse
L'insuffisance veineuse
Les veines possèdent de petites valvules anti-reflux qui empêchent le sang veineux de stagner dans les jambes : elles jouent le rôle de clapets anti-retour. Lorsqu'elles dysfonctionnent, le sang veineux stagne dans les jambes et provoque des symptômes : on parle d'insuffisance veineuse. Les symptômes les plus fréquents sont les sensations de lourdeur, le gonflement des chevilles et une coloration de la peau appelée dermite ocre.
Le traitement repose sur le port de dispositifs de compression veineuse, la pratique d'une activité physique régulière qui améliore la pompe veino-lymphatique, et la perte de poids, fondamentale. Un traitement endo-veineux thermique peut être indiqué dans certains cas.
Les pathologies micro-circulatoires
La maladie de Raynaud
Un acrosyndrome est un trouble lié à une réaction des vaisseaux des doigts et/ou des orteils. Il regroupe plusieurs pathologies, permanentes ou paroxystiques, dont la plus fréquente est la maladie de Raynaud.
La maladie de Raynaud est un trouble de la circulation sanguine dans les extrémités, le plus souvent les doigts. Elle est due à un spasme des petits vaisseaux sanguins, le plus souvent déclenché par le froid, qui bloque temporairement la circulation du sang. On distingue deux formes : la forme dite « primitive », sans cause retrouvée, et la forme dite « secondaire », conséquence d'une autre maladie.
La forme primitive, dite idiopathique, est provoquée par le froid (sur les mains, mais aussi parfois sur d'autres régions du corps) ; les symptômes sont spontanément réversibles et sans conséquence sur la santé générale. Elle serait liée à une hypersensibilité de certains récepteurs situés sur les vaisseaux sanguins, et à des perturbations des médiateurs chimiques qui déclenchent leur contraction en réponse au froid. Normalement, cette vasoconstriction n'est pas complète et les extrémités restent légèrement irriguées ; son origine exacte reste inconnue. Le froid déclenche pâleur, froideur et perte de sensibilité pendant une durée allant de quelques minutes à quelques heures. Dans 90 % des cas, la maladie de Raynaud est sans gravité et disparaît après quelques années.
La forme secondaire peut être causée par des médicaments, des toxiques ou d'autres maladies, le plus souvent auto-immunes (sclérodermie, lupus systémique, syndrome de Gougerot-Sjögren…). Elle touche des personnes en général plus âgées que la forme primitive, le plus souvent après 40 ans. Certaines professions exposent davantage au risque de développer une maladie de Raynaud : les métiers exposant les mains à des traumatismes répétés (BTP) ou au froid. D'autres facteurs de risque sont identifiés : cannabis fumé, héroïne, cocaïne, antécédent familial de Raynaud, certains médicaments.
Le lipœdème, maladie fibro-inflammatoire du tissu adipeux
Qu'est-ce que le lipœdème ?
Le lipœdème est une maladie chronique du tissu graisseux qui touche presque exclusivement les femmes. Il se manifeste par une accumulation anormale de graisse sous la peau, principalement au niveau des jambes et parfois des bras. Contrairement à une prise de poids classique, cette graisse est douloureuse, sensible au toucher et résiste généralement aux régimes alimentaires ainsi qu'à la perte de poids. Le lipœdème est aujourd'hui reconnu comme une véritable pathologie et ne doit pas être confondu avec l'obésité ou un simple problème esthétique.
Quels sont les symptômes ?
Les signes les plus fréquents sont une augmentation progressive et symétrique du volume des jambes (et parfois des bras), des pieds épargnés (contrairement au lymphœdème), des douleurs ou une sensibilité accrue spontanées ou à la pression, des ecchymoses apparaissant facilement, une sensibilité au toucher. La maladie peut avoir un impact important sur la qualité de vie, la mobilité, l'image corporelle et le bien-être psychologique.
Pourquoi apparaît-il ?
La cause exacte reste inconnue. Les connaissances actuelles suggèrent plusieurs facteurs : une prédisposition génétique, une influence hormonale (puberté, grossesse, ménopause). Le lipœdème n'est pas provoqué par un manque d'activité physique ni par une mauvaise alimentation.
Le lipœdème correspond à une inflammation chronique de bas grade, associant une hypertrophie adipocytaire, une infiltration macrophagique et une fibrose progressive. Le système lymphatique souffre progressivement de la surcharge et de l'inflammation adipocytaire, aboutissant, pour les stades les plus avancés, à un lipo-lymphœdème.
Comment fait-on le diagnostic ?
Le diagnostic est essentiellement clinique. Une échographie ou d'autres examens peuvent être réalisés afin d'éliminer d'autres maladies ou une insuffisance lymphatique ou veineuse associées. Il existe plusieurs stades et grades.
Quel traitement ?
Le traitement conservateur
- Le port d'une compression constitue l'un des traitements de base. Une compression linéaire sur mesure est souvent recommandée dans les formes importantes.
- Une activité physique régulière est indispensable. L'objectif n'est pas de faire disparaître la graisse, mais de préserver la mobilité, les articulations et le système lymphatique.
- Une alimentation équilibrée : aucun régime ne permet de faire disparaître le lipœdème. En revanche, une alimentation équilibrée permet d'éviter une prise de poids associée, de diminuer l'inflammation et d'améliorer le confort général.
- Le drainage lymphatique peut soulager certaines patientes. Son efficacité est variable selon les personnes. Il ne fait pas disparaître le lipœdème mais peut améliorer les symptômes.
- Un soutien psychologique : le retentissement psychologique est souvent important.
Le traitement conservateur est un socle indispensable, chirurgie ou pas. Il demeure la base de la prise en charge et doit être maintenu dans le temps. Il associe une activité physique régulière — endurance et renforcement musculaire — permettant d'améliorer la tolérance clinique, une compression adaptée, un drainage lymphatique et une alimentation équilibrée. L'objectif est de ralentir la progression de la maladie, et non de la faire disparaître.
Aucun régime ne permet de guérir du lipœdème ; ils sont même à proscrire. Une alimentation méditerranéenne, riche en oméga-3 et en polyphénols, réduit l'inflammation et les douleurs. Le contrôle de l'insulinorésistance améliore aussi durablement la qualité de vie.
Quels sont les effets des agonistes de la GLP-1 ?
Ils exercent un effet métabolique et anti-inflammatoire propre et améliorent la sensibilité à l'insuline. Ils ne traitent pas directement le lipœdème, mais pourraient en moduler la composante inflammatoire et l'obésité qui lui est fréquemment associée. Des études complémentaires sont nécessaires.
Quelle place pour la chirurgie ?
La chirurgie peut être indiquée chez certaines patientes présentant une maladie invalidante malgré une prise en charge médicale bien conduite : une liposuccion spécifique du lipœdème peut être discutée. Elle doit être réalisée par des équipes expérimentées, après une évaluation spécialisée. Les recommandations canadiennes soulignent cependant que les données scientifiques restent limitées et indiquent l'importance d'une sélection rigoureuse des patientes.
La liposuccion spécifique au lipœdème est un traitement efficace du lipœdème symptomatique résistant à un traitement conservateur bien conduit.
Peut-on guérir ?
Le lipœdème est une maladie chronique. Une prise en charge précoce permet souvent de limiter la progression, de diminuer les douleurs, de conserver une bonne mobilité et d'améliorer la qualité de vie.
Pourquoi consulter ?
Lors de votre consultation, nous réalisons : un examen clinique complet ; une recherche des maladies veineuses ou lymphatiques associées ; une échographie vasculaire lorsque nécessaire ; une évaluation du stade du lipœdème ; un programme personnalisé vous permettant de mettre en place toutes les mesures permettant de stabiliser le lipœdème.
Avant tout geste technique
- Consultation médicale détaillée et explicative
- Échographie haute résolution du visage
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